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SEGOLENE ROYAL SE PRESENTE COMME "LA PRESIDENTE DE LA DEFENSE DE L'HOPITAL PUBLIC"

Le 06 Avril 2007 - (APM International) : La candidate à l'élection présidentielle socialiste, Ségolène Royal, a annoncé mercredi son intention d'agir pour la revalorisation de l'hôpital public et des personnels hospitaliers, qu'elle estime fragilisés par la politique actuelle.

Elle s'est aussi engagé à lancer un troisième plan cancer et à oeuvrer pour la création d'une agence européenne contre le cancer.

La candidate a effectué un déplacement à Lyon, en se rendant au centre régional de lutte contre le cancer (CRLCC) Léon Bérard et au centre hospitalier Edouard Herriot (Hospices civils de Lyon, HCL) et a prononcé un discours sur sa politique de santé devant un parterre d'infirmiers et d'élèves infirmiers de l'Ecole Rockfeller ainsi que de médecins et d'élus locaux et nationaux socialistes.

La candidate a consacré l'essentiel de son intervention à l'hôpital public, en s'engageant à le soutenir fortement financièrement et à renforcer l'attractivité des métiers hospitaliers, après avoir rendu hommage à "la grande qualité humaine" des soignants.

"Je serai la présidente de la défense de l'hôpital public, de la recherche hospitalière et de la fonction publique hospitalière. Rien ne devra plus les affaiblir. Nous accompagnerons les réformes dans un esprit de résistance contre tous ces affaiblissements et dans un esprit de reconquête, pour que l'hôpital public continue à affirmer son rôle de ciment social dans notre modèle républicain", a-t-elle déclaré, recueillant des applaudissements nourris.

"Vous serez soutenus et accompagnés avec détermination. Je serai la présidente de la République qui non seulement défendra l'hôpital public mais aussi le remettra à niveau et en fera un levier majeur d'un nouveau développement économique, social, culturel même, médical".

"Je veux redonner confiance aux acteurs de l'hôpital en clarifiant et en sécurisant leur avenir tout en les responsabilisant", a-t-elle ajouté.

Elle a promis "un plan de grande ampleur associant la valorisation des parcours professionnels, la formation et la revalorisation des carrières pour redonner du dynamisme et de l'attractivité aux métiers de la santé".

Ségolène Royal a assuré que l'amélioration de la gestion de l'hôpital ne devait pas se traduire par "une dégradation des conditions de travail et des soins donnés" ni par un retour "aux 39 heures, ce que les femmes et les hommes que j'ai interrogés tout à l'heure refusent catégoriquement, compte tenu de la pénibilité des tâches et des contraintes de vie".

"Il ne s'agit pas de stopper un mouvement de modernisation, il faut le rendre possible dans de bonnes conditions", qu'il soit "compris et partagé en sécurisant les conditions de travail" en contrepartie d'un engagement des personnels dans l'exécution du projet d'établissement et dans l'amélioration des pratiques.

Elle a estimé indispensable "d'engager une réflexion sur les rémunérations médicales dans les établissements de santé". Tout en conservant l'exercice à plein temps, il faut "envisager de nouvelles conditions d'exercice et de rémunération susceptibles d'attirer les praticiens libéraux à l'hôpital et aussi de réduire les écarts entre le secteur privé et en redéfinissant ses obligations".

Elle a ainsi fustigé le secteur privé qui "rémunère trois à quatre fois plus" ses personnels médicaux et "se permet de choisir les malades" et de renvoyer vers l'hôpital public "lorsque c'est difficile ou lorsque ça va mal".

Ségolène Royal a promis "un audit des finances hospitalières (.) pour qu'il n'y ait pas de décision comptable qui soit prise sans que les partenaires du service public hospitalier en comprenne le sens".

Abordant " la pénurie financière " dans les hôpitaux, elle a estimé que la politique menée est une "asphyxie programmée" et que la réforme de la tarification à l'activité (T2A), présentée comme "une mesure technique", a mis en place une "mécanique de privatisation du service public hospitalier" et a profondément déstabilisé les établissements à cause d'une "précipitation" et d'un "manque de transparence" dans sa mise en oeuvre.

Ségolène Royal s'est engagé à lancer un "plan national de relance de la chirurgie publique" qui traverse "une grave crise", afin de "consolider et relancer cette activité indispensable pour le maintien d'un service hospitalier de qualité". Elle a également estimé qu'il fallait réfléchir aux missions dévolues aux hôpitaux locaux sur "la permanence des soins, l'urgence de premier niveau, les soins de suite, la présence en milieu rural auprès des personnes très âgées".

Elle a souligné que l'hôpital devait rester "le moteur des innovations médicales" et continuer à jouer "un rôle de stimulateur de croissance pour nos industries de santé". "Les établissements de santé représentent un formidable réservoir d'emplois pour les métiers de demain et un des moteurs du développement économique", a-t-elle estimé.

Elle a jugé indispensable de continuer à "promouvoir la valorisation économique des progrès médicaux" avec des collaborations entre hôpitaux et entreprises privées dès lors qu'un cahier des charges commun définit "des objectifs liés à l'intérêt général".


Abordant la revendication des infirmières de la reconnaissance de leur niveau de formation à bac+3 au niveau européen, Ségolène Royal leur a apporté son soutien. "Je vous donnerai cette avancée sociale, en réfléchissant à la délégation des tâches et des compétences".

POUR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL, CONTRE LES FRANCHISES DE SOINS

Ségolène Royal a insisté sur la nécessité de revenir à une égalité d'accès aux soins et à la prévention pour chaque Français "quel que soit son revenu et son lieu d'habitation". Elle a fustigé la proposition du candidat UMP Nicolas Sarkozy -sans le nommer- d'une franchise de soins portant sur quatre éléments car elle correspond à "une politique structurelle de financement de la santé" par "un déremboursement généralisé".

"Je m'oppose fortement aux franchises médicales qui ne sont que la première étape de la privatisation de la sécurité sociale et de la montée des insécurités, des désordres et des injustices", et qui conduiront à la création d'un "mur sanitaire entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas".

Ségolène Royal a estimé que le déficit de l'assurance maladie n'était "pas une fatalité" et a estimé qu'il fallait "rebâtir avec les professionnels de la santé, les usagers et les financeurs un contrat social fort, modernisé et bien géré".

Elle a estimé que cela passait par la relance de l'emploi, "une contribution équitable de toutes les richesses", une accentuation de la maîtrise des dépenses et de la politique de prévention, et de la recherche de l'efficacité. Ce "cercle vertueux" permettra de "moderniser le système de solidarité" et "assurera un financement durable".

Elle a indiqué, sans plus de détails, que des "négociations" avaient déjà commencé avec "les partenaires sociaux" et qu'un débat démocratique serait lancé avec les Français sur cette question du financement.

Elle a aussi souhaité une "nouvelle étape" pour la démocratie sanitaire, notamment par une nouvelle loi sur la parole des malades fixant "des garanties collectives et des responsabilités des assurés".

DEUX HEURES ET DEMIE DE VISITE

Pendant deux heures et demie, Ségolène Royal a arpenté les couloirs des deux établissements de santé. Au centre Léon Bérard, guidée par le directeur, le Pr Thierry Philip, elle a salué des patients et s'est entretenue avec une représentante syndicale sur l'organisation du temps de travail, puis avec des médecins.

A Edouard Herriot, elle a visité le service de transplantation et immunologie clinique en compagnie du Pr Jean-Louis Touraine, discutant avec des personnels, un greffé, un malade du sida avec lequel elle a longuement parlé de la discrimination sociale envers les malades et de la communication sur cette pathologie.

Elle a visité le laboratoire mixte HCL-bioMérieux en présence d'Alain Mérieux et du Pr Pierre Miossec. Puis elle s'est fait présenter LyonBiopôle par son directeur général, François Guillemin, et le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes par sa déléguée générale, Mireille Guiguaz, qui lui a offert un shaker, emblème de la structure, et lui a conseillé de "boire un cocktail de fruits et légumes avec François" (Hollande, son compagnon ndlr) pour lutter contre le cancer.

La candidate a acquiescé à la devise du cancéropôle ("secouer les cultures, précipitez les avancées"), trouvant que la seconde partie lui convenait particulièrement.



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Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 )
 
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