S'inscrire gratuitement à la newsletter de la CNI

La newsletter de la CNI Coordination Nationale Infirmière vous informe sur l'actualité professionnelle.


Recevoir du HTML?

Close

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Josepha GUARINOS   
04-04-2008

Réflexions sur l'Ordre Infirmier

Le terme est fort, grave, imposant, nécessaire ou pas, apprécié ou déprécié.
L'ordre infirmier a fait parler de lui depuis longtemps, valorisé par les uns, dévalorisés par d'autres. On aura tout entendu sur les qualités ou les défauts d'un ordre infirmier. Le constat est pourtant là aujourd'hui s'imposant comme un couperet : notre profession n'est toujours pas fédérée.

ordre infirmier dessin biz

Hormis différentes associations et syndicats professionnels luttant pour valoriser notre profession, les infirmiers et infirmières de France n'ont pas l'instinct de fédération peut-être lié à l'histoire et au principe de devoirs envers les patients.
Ces derniers mois de nombreux rapports et textes émanant des pouvoirs publics (sans aucune concertation avec les différentes structures professionnelles), concernant la profession infirmière, viennent limiter notre autonomie et bafouer nos compétences spécifiques.
Le compte à rebours à disloquer notre profession a commencé.

Depuis quelques mois également, et à la suite de tous ces rapports et textes, des infirmiers de tout horizon (IDE, Cadre de Santé, Puéricultrice, IADE, IBODE, Directeur de soins…) se sont mobilisés afin de travailler sur la création d'une structure professionnelle  pouvant contrecarrer les manœuvres gouvernementales désireuses d'amputer notre profession.
L'idée (la nécessité) de la création d'une telle structure est apparue au fil des rencontres entre ces infirmiers et l'image d'un ordre se construit conforme à notre identité professionnelle.
Un collectif infirmier se met en place en mars 2004 avec ces professionnels auxquels s'allient associations et syndicats infirmiers afin de réfléchir sur une structure correspondant à l’attente et l’identité infirmière.
Les nombreuses rencontres de ce collectif infirmier sont fructueuses, constructives et démocratiques. Les travaux avancent vite et bien car les professionnels sont motivés.
L'APOIIF (Association Pour l'Ordre des Infirmiers et Infirmières de France), est créée en juin 2004 par ce même collectif infirmier. Elle veut faire des propositions et défendre les intérêts de la profession.

Pourquoi un Ordre Infirmier
Instance nationale regroupant l'ensemble des professionnels en exercice, c'est le seul moyen de rassembler, d’unifier l'ensemble des membres de la profession et d'assurer sa représentativité au niveau national face aux pouvoirs publics. Ce sera aussi la représentation de la profession infirmière de France au niveau européen et international.

Un Ordre Infirmier, mais comment
Il s'agit d'un organisme autonome financé par une cotisation obligatoire des professionnels en exercice garantissant son indépendance vis à vis des pouvoirs politiques et de toute autre autorité.

Sa composition est basée sur un système démocratique : 1 IDE = 1 voix garantissant la liberté des infirmiers et infirmières de France à élire leurs représentants.

Les motifs de la création d’une telle structure
Le contexte  professionnel actuel comme la pénurie et sa gestion par les pouvoirs publics par la VAE (validation des acquis et de l'expérience), le malaise de la profession qui a l'impression de ne pas remplir sa mission due aux mauvaises conditions de travail, la pénurie encore une fois entraînant des problèmes d'encadrements des étudiants, la nouvelle gouvernance s'appuyant uniquement sur 2 directions administratives et médicales et abandonnant la 3ème qui était celle des soins (négation totale des professions paramédicales), les consultations infirmières supprimées ou non reconnues pour des raisons financières… et bien d'autres raisons aussi valables les unes que les autres soutiennent cette demande.

Les missions de l'ordre infirmier

  1. Valoriser, fédérer et représenter la profession, être force de propositions dans les instances décisionnelles qu'elles soient relatives au champ de l'exercice infirmier, au système de santé et dispositifs de formations (initiale et continue) ;
  2. Protéger les intérêts de la population en lui garantissant des soins infirmiers (préventifs, curatifs et palliatifs) de qualité, au fait de l'évolution de l'art, par des professionnels qualifiés et compétents ;
  3. Réaliser le suivi démographique de la profession afin d'anticiper l'évolution des emplois et des compétences.


Le Salon Infirmier qui s'est déroulé à Paris a permis aux professions infirmières de se réunir au cours de différentes conférences et notamment celle sur l’Ordre Infirmier et la nécessité d'une telle structure apparaît aux yeux des professionnels comme l'ultime recours dans le sauvetage de leur profession en danger.
Les plus récalcitrants à la création d'un ordre se sont manifestés pointant des arguments certes éloquent, mais qui disparaissent sous l'évidence de la nécessité de la création d'un ordre.

La position de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)
Tout d'abord précisons la différence entre le rôle d'un ordre et le rôle d'un syndicat.
L'ordre défend la profession ; le syndicat défend le professionnel dans l'exercice de sa profession.
Il nous semble évident que l'un ne peut pas fonctionner sans l'autre permettant ainsi à une profession de réagir dans son ensemble aux différentes difficultés qu'elle rencontrerait.
La Coordination Nationale Infirmière (CNI), syndicat professionnel issu des mouvements infirmiers de 1988 connaît la puissance de notre profession lorsqu'elle est en colère. La plupart d'entre nous s'en souviennent encore.
Si aujourd'hui la
Coordination Nationale Infirmière (CNI) a souhaité s'engager dans ce projet, c'est parce qu’avant tout, cette demande émane des professionnels, et non du gouvernement. Forte de son passé et de sa connaissance du professionnel infirmier, la Coordination Nationale Infirmière (CNI) a toujours été à l'écoute de la profession et a œuvré pour qu'on l'entende ; c'est dans cette démarche qu'elle s'inscrit aujourd'hui pour la création d'un ordre infirmier français.
La
Coordination Nationale Infirmière (CNI) sait qu'il faut que tous les infirmiers et infirmières fassent entendre leur voix au son d'un seul et même diapason : la reconnaissance de notre profession.

450.000 infirmières diplômées d'état en France, une force non exploitée dans cette lutte quotidienne pour une reconnaissance professionnelle.
Les débats sont ouverts, la parole vous est donnée, prenez là !


Josépha GUARINOS
Vice-Présidente Coordination Nationale Infirmière (CNI)
IDE Urgences adultes

Article paru dans le n° 20 (janvier 2005) de la revue de la Coordination Nationale Infirmière (CNI)

Envoyer cet article

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Anonyme   |2009-11-16 04:42:38
On ne peut prétendre être issu du mouvement de 1988 et de surcroit faire appel a la mémoire de cette époque, quand on est pour l'établissement d'un ordre. je vous rappelle tout de même que le mouvement de 1988 et la colères de l'année 1991 était unanimement contre toutes récupérations politiques et syndicales et contre tout ordres. les laeders de l'époque revendiquaient haut et fort leur indépendance, et c'est cela qui a fait leur force. Ceux qui maintenant se disent de la coordination, sont incapable de mobiliser qui que ce soit, puisqu'ils sont aux antipodes des idées de la coordination des années 88 - 91 dont ils voudraient faire référence.
ils ne représentent plus qu'eux même car ils ne même pas en capacité de reconnaitre qu'avoir revendiqué la création d'un ordre a été une grave erreur. maintenant, nous ne luttons plus pour revaloriser notre profession, ni pour augmenter nos effectifs et nos salaires. âvec cette coordination on ne luttera même pas contre un ordre dictatorial, puisque l'erreur n'est pas reconnue... mais on va simplement lutter pour éviter de se faire raketter de 75 Euros voir plus chaque année.
Merci la coord... les politiques vous saluent bien bas... ils vous adorent...
Mais nous les infirmières... on ne peux que constater que vous êtes nul.... vous avez trahi l'esprit de 88-91.
Anonyme   |2009-03-14 16:51:43
450000X50=22 500 000 euros
ca va en faire des petits fours tout ca...
nous sommes solidaires
la population nous reconnait et nous soutient
une seule chose limite notre reconnaissance de diplome/remuneration : NOTRE DROIT DE GREVE FICTIF !
infirmieres mieux payees=metier plus attractif...fin de la penurie ?
puisque vous ne voulez pas faire de politique , a quoi donc nous servez vous ...
farid   |2008-04-27 19:24:24
A paris 96 % d'absention. Vous etes des putchistes hypocrites et fachos!
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
:angry::0:confused::cheer:B):evil::silly::dry::lol::kiss::D:pinch:
:(:shock::X:side::):P:unsure::woohoo::huh::whistle:;):s
:!::?::idea::arrow:
 

3.20 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 )
 
< Précédent   Suivant >

Vous consultez les archives du site de la Coordination Nationnale Infirmière. Certaines ressources ne sont peut être pas accessibles.
Veuillez nous excuser des problèmes que vous pourrez rencontrer lors de votre visite.
Nous vous invitons à consulter le site actuel en cliquant sur le lien suivant : http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/