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Elections professionnelles : les infirmières s'imposent

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Écrit par Josepha GUARINOS   
12-06-2008
Elections professionnelles : les infirmières s'imposent 

infirmière élection professionnelle

Tous les 4 ans les établissements publics de santé doivent organiser les élections des représentants du personnel inscrits sur des listes proposées par différentes organisations syndicales. 

Au regard de l’évolution de la jurisprudence dans ce domaine, notre syndicat répond dans les faits aux critères de représentativité définis dans l’article L.133-2 du Code du travail.  
Par ailleurs, la Coordination Nationale Infirmière CNI s’inscrit parfaitement dans la notion de critère d’influence qui combine l’audience et l’indépendance comme l’a récemment  souligné la Cour de Cassation.
La représentativité de la
Coordination Nationale Infirmière CNI doit être considérée en fonction de sa spécificité, comme le sont 2 autres organisations syndicales au sein du CSFPH.
Depuis les élections professionnelles d’octobre 2003 le décompte des suffrages revient à la normalité au niveau départemental et local c'est-à-dire 1 voix IDE = 1voix, mais le nombre moyen de voix est resté appliqué au niveau national empêchant ainsi la
Coordination Nationale Infirmière CNI d’accéder au CSFPH.
 

Petit rappel historique

La Coordination Nationale Infirmière CNI évoluant en 1991 comme organisation syndicale professionnelle présente depuis les élections professionnelles de 1992 des listes de candidats pour la filière infirmière. Elle a décidé de faire entendre la voix des infirmières dans les instances des hôpitaux où sont créées des Coordination Nationale Infirmière locales.
Malgré les difficultés rencontrées, elle obtient des résultats satisfaisants. Majoritaire aux résultats de la catégorie infirmière, la COORDINATION NATIONALE INFIRMIERE est alors reconnue représentative par la Direction des Hôpitaux.
En 1995, suite à une enquête de représentativité, Madame S.VEIL reconnaît la
Coordination Nationale Infirmière CNI et l’intègre au Conseil Supérieure des Professions Paramédicales (CSPPM)
En octobre 1996, 2ème élections professionnelles pour la
Coordination Nationale Infirmière CNI. Le gouvernement a modifié les règles (nombre moyen de voix), sous la pression d’autres organisations syndicales. Ce nouveau mode de calcul qui revient à compter chaque voix IDE pour ¼ de voix défavorise la Coordination Nationale Infirmière CNI
Elections 2000, Madame AUBRY.M exclu la
Coordination Nationale Infirmière CNI du Conseil Supérieur des Professions Paramédicales ce qui induit le rejet de la représentativité des infirmières sans autre forme de procès !!!
 

Lorsque la Coordination Nationale Infirmière CNI est présente

La Coordination Nationale Infirmière CNI avance malgré les embûches de tout genre et de toute part, et 2003 comme 2007 sont des élections professionnelles qui hissent les Coordination Nationale Infirmière CNI locales en tête de représentativité dans les établissements où elles ont pu s’implanter.

Des infirmières représentants des infirmières, c’est ça la Coordination Nationale Infirmière CNI.

Les infirmières réussissent et sont élues dans les différentes instances de nos institutions publiques mais aussi dans quelques établissements privés.
La reconnaissance de leurs pairs s’impose à tout le monde hospitalier par la victoire des listes
Coordination Nationale Infirmière CNI confirmant le choix des soignants pour une organisation syndicale professionnelle. L’augmentation du nombre de siège pourvu dans les instances ainsi que les sièges d’administrateurs obtenus par la Coordination Nationale Infirmière CNI prouvent que les professionnels infirmiers savent prendre la parole, et les messages qu’ils font passer sont à la hauteur des attentes de toute une profession, localement mais également nationalement.
A l’heure ou la profession se dote d’un Ordre National Infirmier pour s’imposer, se structurer et s’émanciper, le taux de syndicalisation des professionnels infirmiers reste très faible, et pourtant…

Les professionnels infirmiers gagneraient à se fédérer par l’intermédiaire d’une structure syndicale entièrement professionnelle :

  • Négocier et défendre nos salaires, nos conditions de travail, être réellement rémunéré pour la qualité de notre travail, la compétence qu’il demande et la pénibilité qu’il induit.
  • Dénoncer les supercheries de quelques « bons samaritains » ou devrais-je dire plutôt quelques irréductibles mandarins qui pour un pouvoir éphémère n’hésitent pas à prôner les multiples qualités et capacités des infirmières quand il s’agit de leur transférer si bonnement des tâches (qu’elles font déjà par ailleurs et très bien) les empêchant de se libérer pour des fonctions plus élevées. 
  • Dénoncer la participation de l’Etat dans ce scénario bien ficelé et bien avancé car en retour c’est une économie conséquente pour les dépenses de santé. Le même service, presque de meilleure qualité, a moindre coût car on le sait tout le salaire d’une bonne infirmière à tout faire traverse le temps sans jamais évoluer. 
  • Bouger quand cela nous semble nécessaire, quand nous voulons dénoncer des politiques de santé qui vont à l’encontre de la sécurité des soins, de la qualité des soins et de la déshumanisation des soins. 
  • Argumenter sur des propositions concrètes, viables et fiables avec comme atout nos pratiques professionnelles, notre sens de l’organisation des soins avec toute la dimension humaine qui est nécessaire dans l’acceptation du soin. 
  • Se fédérer autour d’une organisation syndicale infirmière pour nous même, pour ne plus être les éternels oubliés des organisations syndicales pluri-catégorielles nous donnant en pâture aux différents ministères afin d’obtenir quelques « petits sous » pour les autres. Allez donc savoir pourquoi ? Mais peut-être parce que les infirmières ne veulent pas de ces représentants là ! Parce qu’elles ne se reconnaissent pas dans leurs discours stériles !

Dans tout les sens du terme, compter réellement dans le paysage de la Santé Publique, ne pas rester seulement les auxiliaires médicaux voulus par quelques-uns mais de véritables collaborateurs que nous sommes.

Un équilibre représentatif  entre l’Ordre National des Infirmiers et des Syndicats Professionnels Infirmiers pourrait être la clé de la reconnaissance infirmière.

Josepha GUARINOS, Vice-Présidente
Coordination Nationale Infirmière CNI 


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