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Lettre d'une infirmière en colère

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Écrit par Anonyme   
22-03-2010

ide_en_colere.gifLettre aux manipulateurs du XXI siècle



On a cru longtemps que la presse représentait le 6ième pouvoir mais que dire aujourd’hui… des grands guignols de l’opinion publique !

D’un coté on nous abruti d’émissions TV avilissantes, laissant à supposer que le Français a un QI au moins égal à celui d’une poule et de l’autre des émissions pseudo socio politique moraliste qui nous expliquent la déchéance de la planète, de la société et de l’homme ...

 

Les gourous de la communication sont en places, comme des évangélistes de tous poils, ils veulent imposer, leurs visions et leurs théories à deux balles. Quelle plaisanterie !

Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence, et nous pouvons le constater tous les jours, qui tire les ficelles de l’information ? Existe-t-il une entente amiable entre tous les pouvoirs politiques, tous bords confondus, pour museler les français de la base ?

Rien de plus facile que de parler d’une profession au travers de faits divers tragiques mais il est bien plus difficile d’analyser les difficultés d’une corporation qui entraînent ces accidents dramatiques. Le sensationnel est de mise !

Le métier de journaliste avait, à mes yeux, un rôle majeur, apporter des données partiales, objectives et mener des enquêtes d’investigation et non pas de superficialité, pas de people dans les métiers de la France d’en bas…

Aujourd’hui, les infirmières et infirmiers, quel merveilleux métier, mais bon ça ne fait pas la une, on préfère le foot, c’est plus vendeur.

Et puis elles embêtent qui ?

Personne, elles sont toujours dans les hôpitaux, cliniques, maisons de retraite à bosser, elles sont réquisitionnées, encore un peu nonnes et certainement encore plus connes…

Mais que doivent-elles faire pour être entendues et que leurs problèmes soient relayés ?

La ferme des infirmiers et infirmières en Corrèze ? Le juste prix de l’injection ? Les JO du changement de couches ?

Des actions chocs… blocus des terminaux pétroliers, épandage de lisier à l’Elysée, enlèvement de la ministre de la santé ? (non, il faudrait en plus l’écouter… !).

Mesdames, Messieurs, les journalistes, réveillez-vous, vous serez et nous serons des futurs malades, et quand l’infirmier ou l'infirmière, qui aura 60 ans, vous dira vous savez j’ai un bac plus trois, je suis payé au smic, je dois tenir compte du retour à l’équilibre du budget de mon établissement, j’ai mal au dos,  je ne peux pas vous écouter, je dois décaler les soins que vous méritez, faire des commandes de matériels et comprimés au moindre coût, (eBay peut être !), je vous conseille de prendre directement rendez-vous avec les pompes funèbres, avec eux au moins vous pourrez trouver un arrangement financier ! Ou alors appelez M. champion du monde, vous avez tellement fait pour lui…. Parce que moi je suis au bord du gaz !

La situation est préoccupante, la santé est malade, nos décideurs semblent penser que l’hôpital est une entreprise qui doit générer des intérêts… mais il faut les prévenir… ce n’est pas possible. Je leur propose de fermer sur le champ les hôpitaux, cette gestion comptable est incompatible avec des soins.

Alors arrêtez le clientélisme et venez regarder de plus près ce qui ce passe, revenez à vos valeurs et informez-nous correctement.

Une infirmière écœurée…

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Commentaires
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juju  - infirmière en colère   |2010-05-22 16:39:53
Pas d'accord avec anonyme qui dit que l'infirmière est le bras droit du médecin
De grâce nous collaborons mais avons une autonomie et nous devons la faire connaitre et respecter
seringuelectrique   |2010-03-24 01:35:29
Çà va péter !


Tous les ingrédients sont maintenant réunis dans la grande marmite de la Santé pour que la recette concoctée par la clique gouvernementale donne une mixture qui ne demande qu'à déborder, pour ne pas dire exploser, à la tête du chef cuisto: le Sarko !

Sur le plan statutaire, les professionnels paramédicaux sont très remontés: les dernières publications au Journal Officiel confirment que le passage de la catégorie B à la catégorie A pour les infirmières notamment est une arnaque de plus ? ainsi malgré la pénibilité de l'exercice de la profession d'infirmier, ce changement de catégorie implique de travailler cinq années de plus et de partir en retraite à 60 ans !
Le protocole d'accord dit LMD signé dans son entier par un seul syndicat félon entérine cette injustice inique et pousse ainsi encore plus vite de plus en plus de professionnels épuisés, qui n'en peuvent plus des conditions de travail toujours plus difficiles et qui, de surcroît, aggrave la pénurie installée dans la profession infirmière depuis plus de vingt ans ...
Au rythme auquel est repoussé d'année en année l'âge de départ à la retraite - sans préjuger de ce qui pourrait encore ressortir des prochaines réflexions de monsieur Woerth tout nouveau ministre du Travail nommé hier ? il nous faudra bientôt changer nos couches nous mêmes avant d'aller changer celles des patients.
Est ? il normal qu'avec le niveau de responsabilité, la charge de travail toujours plus lourde, un stress toujours plus présent et des horaires à géométrie variable une infirmière débutante gagne 200 euros de plus que le smic en ayant étudié 38 mois après le baccalauréat ?
Les voeux du Chef de l'État qui voulait, entre autres, revaloriser le travail sont restés, une fois de plus, lettre morte. A ce tarif, dans quelques années un chômeur gagnera autant qu'une infirmière qui se lève à 4 ou 5 heures du matin, qui se tape deux heures de transports pour aller/retour travailler et qui ressort de sa journée sur les rotules en retournant le lendemain à reculons sur son lieu d'exercice, si entretemps elle ne termine pas en taule parce que le stress au travail lui aura fait faire l'erreur fatale que nous redoutons tous !

Le deuxième ingrédient est celui de la grande question ordinale: avions nous besoin d'un ordre des infirmiers pour pouvoir continuer à exercer ?
La réponse est bien évidemment: non !
Les élections qui ont installé les conseillers départementaux de la connerie monumentale ordinale n'ont recueilli qu'à peine 14 % de votants.
86% de la population infirmière ne s'est pas sentie concernée par le sujet et malgré cela, le gouvernement continue malgré tout à publier à un rythme soutenu des décrets et autres arrêtés d'application qui organise ce désordre annoncé.
Le législateur ne s'y est pas trompé, lui qui après avoir voté et promulgué la loi inique de décembre 2006 instaurant un ordre infirmier, fait machine arrière (seuls les abrutis ne changent pas d'avis) et propose maintenant via deux initiatives parlementaires de changer profondément le champs d'application de l'ordre infirmier en le contenant aux seuls infirmiers libéraux, à la base de cette demande, eux mêmes très divisés sur le sujet.
Infirmiers, infirmes ? oui le code de déontologie de la profession infirmière qui est à l'étude dans les tuyaux ordinaux et dont nous avons eu quelques morceaux choisis en primeur va faire de nous des gogols soignants incapables de réfléchir, infantilisés jusqu'à perdre le droit d'utiliser des pseudos pour aller sur internet (personnellement je n'ai pas peur d'afficher mes convictions sous ma véritable identité et je ne suis pas le seul !), qui devront o-bé-ir à la loi ordinale sous peine de passer en chambre disciplinaire, elles déjà installées et prêtes à fonctionner depuis plusieurs semaines ?
Nos amis et collègues kinés qui luttent depuis plus de trois ans contre leur ordre des kinés en sont arrivés, pour certains, au stade de l'affrontement direct et sans concession devant les tribunaux, tribunaux qui donnent raison aux kinés contre l'ordre.
Bien évidemment nous sommes prêts à inonder ? forts de nos quelques 510 000 spécimens en exercice ? les tribunaux pour obtenir gain de cause devant l'injustice qui nous est faite. Le front du Refus toujours plus large chaque jour fera face sans jamais céder à la juridiction d'exception que représente l'ordre qui ne règle rien, au contraire, depuis son avènement, ajoutant même un peu plus de confusion là où il n'en manquait déjà pas !
Même les médecins et les avocats commencent à se rebeller contre ces instances qui n'ont que pour but de laver le linge sale en famille, ce que nous refusons car les derniers exemples ont montré que la mafia ordinale ne lave pas plus blanc que la justice régalienne et ordinaire à laquelle nous sommes tous attachés, comme nous le sommes profondément à la séparation des trois pouvoirs, pouvoirs que cumulent honteusement les chef aillons ordinaux. Les infirmiers et infirmières de plus en plus nombreux à rejoindre ouvertement le collectif des insoumis et désobéissants refusent toute légitimité à ces ordres qu'ils considèrent comme inutiles, coûteux, diviseurs et qui sont le vecteur commun à la gronde des paramédicaux qui ne cesse de gonfler.

Le troisième adjuvant ? et non des moindres ? est la loi dite HSPT de juillet 2009 qui sous couvert d'une appellation indigeste est un fourre tout renfermant des dispositions multiples et inépuisables, qui publiées presque quotidiennement au Journal de la République cassent littéralement le système de Santé tel que nous l'aimons, système certes déficitaire car très mal géré depuis des décennies par des incompétents notoires qui jamais n'ont pris soin de demander aux professionnels de terrains leur avis sur le sujet et qui vont se faire soigner au Val de Grâce au moindre pet de travers.
Les dernières publications en la matière, paraphées sans relecture par l'actuelle sinistre de la santé, ont par exemple eût pour effet immédiat de diluer la formation initiale infirmière dans la nébuleuse universitaire inter galactique et sanctionnant ce nouveau cycle d'études supérieures par une licence.
Autre disposition immédiatement applicable: la (con) fusion des diverses agences administratives de santé au sein des nouvelles ARS ? ainsi les citoyens français découvrent de nouvelles entités administratives dont les tenants et les aboutissants ne sont connus que des seuls crânes d'?uf qui les ont pondu, indigestes même pour les habitués que nous sommes pourtant entraînés à avaler les multiples et trop nombreuses réformes de santé que chaque ministre veut impérativement imprimer comme trace indélébile de son passage avenue Duquesne.

Vient ensuite la potion amère et très coûteuse qui nous a été servie ces derniers mois par madame Bachelot, auto proclamée infirmière en chef et chef de projet du dispositif mis en place de manière calamiteuse en réponse aux attaques «foudroyantes» du virus AH1N1.
Deux milliards d'euros plus tard, la ministre passe son temps à expliquer que si ceci ou encore cela avait été ?
Bref !
Auditionnée une fois de plus ce mardi 23 mars après midi par le Sénat pour y rendre des comptes - bizarrement les hasards du calendrier parlementaire font que la présidente de l'ordre infirmier est auditionnée deux heures avant par les députés ? la ministre Bachelot reconduite dans ses fonctions ne sait plus comment se justifier d'une telle gabegie, d'un tel manque de savoir faire et surtout d'avoir dépensé (en ces temps de rigueur extrême) autant d'argent public pour le seul bien privé des laboratoires dont elle fût salariée il y a quelques années. L'histoire retiendra que les professionnelles et étudiantes infirmières auront été réquisitionnées sans planification aucune sans pour l'instant avoir été dédommagées financièrement de leurs efforts. L'histoire retiendra aussi que pour calmer les esprits, un DDASS parisien n'ayant pourtant pas démérité y a laissé son poste, fusible bien pratique en cas de surcharge électrisée au ministère.

Le piment qui vient assaisonner cette recette est l'augmentation, une fois de plus, du forfait hospitalier au début de cette année, passé presqu'inaperçu au journal officiel, à la charge bien sûr des assujettis aux prélèvements sociaux que nous sommes chaque mois sur notre fiche de paye. Taxes toujours plus élevées quand dans le même temps les taux de prise en charge et/ou de remboursements des actes ou des médicaments baissent régulièrement, laissant ainsi à la charge des assurés contributeurs sociaux des dé remboursements que même les mutuelles de santé toujours plus avides de gains et de bénéfices refusent maintenant ? pour certaines d'entre elles ? de prendre en charge.


La santé est un bien précieux et le maintient en forme une nécessité que malheureusement de moins en moins de citoyens ont le «luxe» de pouvoir se payer.
D'aucuns vous diront que c'est «la faute à la crise» (mais la crise c'est la faute à qui ?), que c'est comme çà et qu'on y peut rien et tralalalalala ? éternelle et sempiternelle ritournelle ...
Les acteurs du monde de la Santé que nous sommes se refusent à entériner la politique du fait accompli, du chacun pour soi, de la privatisation du système de santé pour des motifs purement comptables et financiers.
Jamais nous ne cautionnerons ces multiples attaques de lobbies plus intéressés par leurs intérêts particuliers ou corporatistes que par l'intérêt supérieur du bien commun.
Anonyme  - re:   |2010-03-23 17:50:58
anonyme   |2010-03-23 17:38:46
désireuse de me recycler, je souhaiter reprendre mes études et passer mon diplôme d'infirmière. je commence donc par m'informer pour être sûre de mon choix et je découvre avec stupéfaction les réelles conditions de travail auxquelles est confrontée cette profession.votre lettre m'a particulièrement émue d'autant que vous n'en perdez pas votre humour. aujourd'hui je ne sais si je vais me lancer dans cette profession mais je suis convaincue qu'elle mérite le respect.l'infirmier et infirmière sont les bras droits des médecins. leur rôle est primordial et l'on ne peut décemment pas désabuser ces hommes et ces femmes qui font preuve de courage de patience et de dévotion au détriment souvent de leur vie privée. je ne vous connais pas mais permettez moi d'admirer votre courage et recevez mon soutient.
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