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La pénibilité au coeur du combat des infirmières

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Écrit par Le Monde   
30-03-2010
Ce n'est pas une victoire pour les infirmières, mais la preuve que leur combat contre l'obligation de renoncer au départ à la retraite à 55 ans pour obtenir une revalorisation de leur statut commence à porter ses fruits. Devant les 5 500 amendements déposés par le PS, le gouvernement a préféré décaler d'une semaine l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi sur la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, dans lequel est inscrit cette réforme. La bataille n'étant pas gagnée, les infirmières et infirmiers ont maintenu leurs rassemblements, mardi 30 mars.

La profession veut que la modification de son régime de retraite soit examinée avec celle des autres salariés et non avant, craignant d'être "sacrifiée pour l'exemple". Comme elle, les socialistes réclamant le retrait de cette "réforme à la sauvette", selon les mots de Jean-Marc Ayrault, le président du groupe. Ils soupçonnent un "double discours" de Nicolas Sarkozy, qui affirme ne pas vouloir passer en force et impose aux infirmières un changement rejeté par leurs syndicats.

Si la profession se réjouissait de la revalorisation de son statut, avec reconnaissance du niveau bac + 3 et passage à la catégorie A, elle ne s'attendait pas à devoir renoncer en échange à la possibilité, acquise au titre de la pénibilité, de partir à 55 ans. A partir de juin, chacun devra opter soit pour la catégorie A, avec hausse de salaire et départ à 60 ans, soit pour la B, avec possibilité d'arrêter cinq ans plus tôt, mais avec une moindre augmentation.

Pour Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière, les départs précoces pourraient alors s'accélérer. "La pénibilité peut-elle se monnayer ? Ce n'est pas grâce à quelques euros de plus que nous arriverons en meilleure santé à la retraite", lance-t-elle. "Si les plus jeunes accepteront la proposition, la retraite étant une perspective lointaine pour elles, ce ne sera pas le cas des plus anciennes", prévoit Thierry Amouroux, du SNPI CFE-CGC.

Alors que les infirmières se font rares et que 55 % partiront à la retraite d'ici à 2015, le gouvernement comptait sur cette revalorisation pour les inciter à rester. Mais à l'heure du choix, les conditions de travail pourraient compter davantage que le salaire.

Laetitia Clavreul, le Monde

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