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Droit d'option de la filière infirmière - Retraite - Salaires : IDE, IBODE, IADE, Puer, Cadre

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Écrit par CNI Coordination Nationale Infirmière   
08-03-2011
Index de l'article
Droit d'option de la filière infirmière - Retraite - Salaires : IDE, IBODE, IADE, Puer, Cadre
Droit d'option de la filière infirmière. Que disent les textes ?
Droit d'option et procédure de notification
Droit d'option : Questions / Réponses
Retraite : quelques généralités pour mieux comprendre
Grilles salariales : IDE, IBODE, Puéricultrice, IADE, Cadres de santé
categorie_a_ou_b.jpgDroit d'option de la filière infirmière - Retraite - Grilles salariales : IDE, IBODE, IADE, Puer, Cadres de santé

Tout au long des discussions pour la mise en place du LMD, nous ne pouvions imaginer pire scenario de fin : le choix catégoriel.
Choisir entre A ou B. Quel dilemme ! ...

Surtout lorsque le délai du droit d’option de six mois se raccourcit de deux pour permettre à nos chères administrations de nous faire parvenir leur notification de reclassement. Notification purement comptable qui n’envisage aucune perspective de salaire, aucune projection dans de futures ouvertures de droits à retraite mais seulement un reclassement à l’instant T.

La rétrogradation d’échelon, l’augmentation salariale mineure, le recul de l’âge de départ en retraite autant d’éléments qui confortent aujourd’hui, le jeu de dupes dont nous avons été victimes. Nous avons bien compris par le truchement de ces combinaisons que le gouvernement ne ferait pas grand effort financier pour notre profession.

Les effets d’annonce de notre ministre de tutelle de l’époque, Mme Bachelot, qui déclamait que les augmentations iraient jusqu’à revaloriser les infirmiers d’un treizième mois (2000 €) ont trompé des milliers de personnes.

Surtout quand nous ne possédons pas toutes les cartes en mains. La réforme des retraites se télescope avec notre « reclassement » et les premiers décrets d’application de la loi du 9 novembre 2010 ne sont parus que le 31 décembre 2010.
Comment choisir entre une possibilité de départ à 57 ou 60 ans et une limite d’âge à 62 et 65 ans ? Et n’oublions pas nos collègues diplômés de 2010 et plus qui devront travailler jusqu’à 67 ans…. !
Comment envisager un tel avenir tant nos conditions de travail se sont dégradées depuis plusieurs années ?
Comment faire un choix éclairé quand nos administrations refusent de faire des simulations de départs en retraite pour des personnes qui sont à moins de 15 ans d’une retraite bien méritée ?
À l’heure où nous imprimons ce numéro, aucun logiciel accessible et à jour ne peut calculer une éventuelle décote qui amputera grandement bon nombre de pensions de retraite. 
Le gouvernement n’a pas d’état d’âme. Lui, a mis tous les atouts dans son jeu et réussit une réforme à minima et à moindre coût.

Classer en catégorie sédentaire toute une profession telle que la notre est une ineptie.

Ignorer les contraintes qu’entraînent la continuité du service public, la présence 24h/24 auprès des patients, les conditions de travail difficiles est une faute.
Que dire à ces milliers d’infirmiers de nuit dont la pénibilité passe tout à coup à la trappe avec un changement catégoriel ?
Comment concevoir qu’une seule et même profession soit classée dans deux catégories différentes et n’ai pas les mêmes égalités de traitements ?

Nos hôpitaux, déjà en grande difficulté, vont faire les frais de cette politique. La pénurie  infirmière aujourd’hui dramatique dans la plupart des établissements va encore s’accroître. 
Les infirmiers vont s’engager vers la retraite ou vers d’autres projets.
Notre profession méritait mieux. L’intégration, dans son ensemble et  sans contrepartie en catégorie A avec une reconnaissance salariale à hauteur de nos responsabilités et de nos compétences aurait du être systématique. Ne correspondait-elle pas aux engagements présidentiels ?
Le gouvernement a bénéficié de l’apathie d’une profession culturellement peu revendicative et trop peu syndiquée. Mais cette masse silencieuse (+ de 500.000 professionnels) est-elle pour autant sans réaction ?
Le vieil adage « qui ne dit mot consent » est-il dans le cas présent une vérité ? Cette absence d’expression ne cache-t-elle pas plutôt un profond malaise, un écœurement face aux sempiternelles promesses non tenues ?
S’il est prématuré de tirer des conclusions, il est évident que les dernières réformes ont eu un impact sur les nombreux départs des infirmières et infirmiers de la fonction publique.
Cela inquiète-t-il les pouvoirs publics ? Et bien non ! Au contraire, c’est une aubaine pour les réductions d’effectifs et les réductions budgétaires !

Et pourtant, cela pourrait bien se révéler catastrophique en termes de prise en charge des usagers….

Régine WAGNER                                                                                                     
CNI Coordination Nationale Infirmière Aix-en-Provence

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Dernière mise à jour : ( 23-06-2011 )
 
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