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Infirmières épuisées, patients infectés

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Écrit par American Journal of Infection Control   
06-09-2012
burn_out_infirmiere.jpgInfirmières épuisées, patients infectés

Quand les infirmières sont surchargées et épuisées, elles risquent de commettre des erreurs. Leur burn-out est en partie responsable des infections nosocomiales à l’hôpital. C’est ce que révèle l’American Journal of Infection Control, dans son édition du mois d’août.

On parle de maladie nosocomiale, lorsqu’une infection est contractée dans un établissement de santé. Elle doit être absente au moment de l’admission du patient et apparaitre au moins 48 heures après. Ce délai s'allonge à 30 jours dans le cas d’une infection après une opération, et jusqu'à un an après la pose d’une prothèse.


Ces infections sont un véritable problème de santé publique. En France 5 % des patients hospitalisés sont touchés. Elles sont responsables de 4 200 décès chaque année.On considère que seulement 20 à 30 % de ces infections serait évitables. Utilisation maîtrisée des antibiotiques, mesures d’hygiène drastiques lors des interventions et des soins, nettoyage systématique des mains… De nombreux hôpitaux se battent contre les contaminations.


L’étude de la Nursing School de l’Université de Pennsylvanie, soutenue par les National Institutes of Health (NIH) a porté sur 7.000 infirmières de 161 hôpitaux de Pennsylvanie. Les chercheurs ont mis en rapport leur niveau d'épuisement professionnel et le taux d’infections nosocomiales dans ces hôpitaux. L’âge, le nombre d'années d'expérience, les protocoles effectués dans l'hôpital, le nombre de patients, ont été pris en compte dans l’analyse finale des données. Ils ont constaté que plus d'un tiers des infirmières montrait des signes d'épuisement professionnel.


Pour chaque patient supplémentaire « attribué » à une infirmière, une infection nosocomiale supplémentaire se produit sur 1 000 patients.  Le rapport infirmières/patients est suffisamment significatif d’après les auteurs, notamment pour les infections des voies urinaires et du site opératoire.De plus, les hôpitaux dans lesquels l'épuisement professionnel a été réduit de 30%, ont évité 6239 infections, et réalisé une économie annuelle pouvant aller jusqu'à 68 millions $.


Réduire l'épuisement professionnel chez les infirmières est une stratégie prometteuse pour aider le contrôle des infections dans les établissements de soins de courte durée. Une telle politique, conclut l’étude serait moins coûteuse que la prise en charge de ces infections directement liées au burn out du personnel de santé.


Source : Nurse staffing, burnout, and health care–associated infection, American Journal of Infection Control, Août 2012. Doi : 10.1016/j.ajic.2012.02.029

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Jean-Pierre  - Quelques reflexions annexes...   |2012-09-11 20:02:02
Bonjour à tous les collègues de quelques titres, grades ou échelon que vous soyez

La première réflexion qui me vient à l'esprit, outre le chiffre affligeant de la population touchée ou/et décédée suite à des infections nosocomiales, c'est ce qui ne figure pas dans ces statistiques : le chiffre de la population soignante infecté par les patients ou les locaux, à fortiori lorsque le burn-out l'a affaibli, y compris dans sa chair)

La deuxième réflexion est la suivante : A tout vouloir désinfecter, éradiquer, stériliser, notre corps s'affaiblit, puisque de moins en moins en contact avec les agents pathogènes qui lui permettraient de fabriquer les défenses ad-hoc.

La troisième est que, se faisant une fois le processus de stérilisation entamé, il n'y a donc plus d'autre solution que de continuer encore et toujours puisque nous n'avons plus de défenses ( à moins d'accepter de tomber malade )

La quatrième est une question ; A qui profite le crime ? Voyons...vaccinations, antiseptiques locaux, désinfectants de diverses surfaces, manu-gels et j'en passe...Les labos bien entendu, les mêmes qui, en cas d"échec, vendrons aussitôt les molécules pour soigner ... les symptômes.

Après tout ça, j'ai comme le sentiment de me faire par un système qui voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en essayant de nous tromper de cible, et donc de remède, puisque le risque Zéro n?existe pas ( un peu comme un contraceptif efficace à 99% )

Il y a une trentaine d'années, j'ai vu opérer une PTH . Le chirurgien, une certaine cigarette "papier maïs" à la bouche, et cependant, dans ce normand service d'orthopédie, rares étaient les maladies nosocomiales ayant aggravées l'état des patients.

Nous sommes vivants, et pourtant, nous avons trainé nos mains, nos bouches, nos fesses, notre corps tout entier et nosvêtements avec (portés et reportés, trainant dans la maison avec nos chaussures), dans toutes sorte d'endroits, de fluides, de matières, de textures, et nous sommes vivants.
Pour le rester, il faut avoir un sacré coup de bol, et la lutte contre les maladies nosocomiales est, à ce titre, un juteux business
Se battre oui, mais pour quoi au juste ?
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Dernière mise à jour : ( 10-09-2012 )
 
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