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Suisse : les premiers titulaires du master en sciences infirmières défendent leur filière

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Écrit par Le temps   
07-09-2012
sciences_infirmieres.jpgSuisse : les premiers titulaires du master en sciences infirmières défendent leur filière

Santé Les diplômes, controversés, ont été délivrés cette année. Des professionnels racontent ces études et leurs atouts


L’expérience est suivie de près. L’annonce, par la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) et l’Université de Lausanne, du lancement en 2009 d’un master en sciences infirmières avait provoqué de vives tensions avec l’administration fédérale, qui chapeaute les HES. Celle-ci contestait l’ouverture d’une telle voie académique pour une profession qui n’en n’aurait pas besoin.


Avant l’été, la première volée de 11 étudiants a reçu son master. A quoi ont servi ces deux années d’études à deux jours par semaine, ainsi que six mois pour le mémoire? Directrice des soins à la Policlinique médicale universitaire et au Département de médecine du CHUV à Lausanne, Françoise Ninane détaille: «J’ai acquis une compétence de lecture critique de la littérature spécialisée et des outils pour faire avancer la pratique. Pouvoir proposer des soins plus adaptés dans des situations complexes. Dans un système de santé qui évolue vite, on peut repenser la pratique. C’est une formation académique, il n’y a pas de doute, mais la traduction des compétences nouvelles est tout à fait clinique, orientée vers le patient.»


Les attentes des participants au master sont pourtant diverses. Françoise Ninane avait déjà une petite vingtaine d’années d’exercice de son métier; avec le master, elle peut obtenir «un élargissement de son périmètre de responsabilités». Aussi au CHUV, Yves Froté, dans le métier depuis cinq ans, a pu accéder à un autre poste, d’infirmier clinicien spécialisé. La spécialisation peut porter sur l’organisation des équipes, une sous-discipline (la cardiologie) ou une population particulière. Dans les options du master, Yves Froté a opté pour la gériatrie. Il donne un exemple: «On parle de plus en plus de l’autonomie du patient. Or il faut le rendre capable de cette autonomie. A son contact, en analysant les effets de la maladie, les difficultés motrices, l’état de son réseau, l’infirmier collecte des informations importantes. Nous devons posséder des outils méthodologiques pour agir par nous-mêmes.»


Pour les deux professionnels, dans la chaîne de soins, les médecins bénéficient de l’apport de ces infirmiers diplômés: «Nous possédons les outils pour une analyse systématique et détaillée des situations complexes, notamment quand s’additionnent les problèmes sociaux, somatiques et psychiatriques», garantit Yves Froté. «Le médecin peut alors se concentrer sur son activité principale. Nous ne voulons pas devenir des petits médecins…»


Christine Cohen, elle, enseigne à La Source à Lausanne. Elle disposait déjà d’un master, en pédagogie. Elle souligne toutefois l’horizon ouvert par le titre en sciences infirmières: «Nous pourrons nous former dans notre discipline.» Dans son cas, elle a suivi le programme «parce qu’il me manquait un pan: la recherche, dans toutes ses dimensions. Faire le lien entre mon expertise clinique et les savoirs existants, ainsi que pouvoir participer pleinement à des projets de recherche.» Elle a d’ailleurs déjà commencé. Avec un collègue chercheur expérimenté, elle a obtenu des fonds de la HES-SO – laquelle est tenue de développer la recherche – pour une étude dans les hôpitaux vaudois sur les patients souffrant d’insuffisance rénale, sous dialyse.


De leur côté, Françoise Ninane et Yves Froté ont collaboré dans la récolte de données pour leurs mémoires de master, axés sur les proches aidants. La première a analysé leur fatigue, le second leur sentiment d’impuissance au moment de l’hospitalisation du conjoint malade. Durant le débat à propos de ce master, certains s’interrogeaient sur la pertinence de faire un mémoire dans une profession si axée sur l’humain. Françoise Ninane défend la démarche: «Très peu de travaux traitent des proches aidants en rapport avec l’hospitalisation. Nous avons interrogé ces proches et illustré leur contexte en Suisse romande; c’est une précieuse photographie d’une situation régionale.»


Tous trois font état d’une augmentation salariale due à l’obtention du titre, mais Christine ­Cohen relativise: «Si j’avais trimé autant pendant deux ans pour cette hausse, cela aurait été ridicule.» Elle l’assure: «Une telle formation permet d’apporter une contribution significative au sein du réseau de soins, d’améliorer l’efficience et la qualité des soins, ainsi que la collaboration interprofessionnelle. Le système de santé en profite.»


Source : le Temps Nicolas Dufour

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Dernière mise à jour : ( 10-09-2012 )
 
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