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Psychiatrie : front uni pour sauver le service

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Écrit par Ouest France   
05-06-2008

Psychiatrie : front uni pour sauver le service

Les élus, le comité d'action et les syndicats semblent enfin parler d'une même voix face aux menaces qui pèsent sur l'hôpital. Il est temps et peut-être pas trop tard.

Samedi, Jean-François Guérin et Émile Lahaye étaient à Carhaix avec les autres comités de défense des hôpitaux de Bretagne. Ils ont évoqué la situation du service redonnais de psychiatrie. « Partout, c'est la même chose, remarque le président du comité d'action. La pénurie de moyens est organisée. Suit un semblant de concertation alors que les décisions sont déjà prises. » A Redon, tout aurait pu se passer sans vagues, mais la situation a changé depuis quelques semaines. S'ils utilisent des termes différents pour s'expliquer et pour lutter, élus, syndicats et usagers de l'hôpital font front pour l'hôpital en général et la psychiatrie en particulier.

« La cellule de veille a très bien fonctionné. Chacun à sa place, nous avons joué notre rôle et respecté notre parole, poursuit Jean-François Guérin. Nous aimerions que l'agence régionale hospitalière (ARH) en fasse autant et cesse d'imposer une logique comptable en oubliant le facteur humain. » Visiblement, la teneur de la rencontre organisée mercredi dernier avec Antoine Perrin, le directeur de l'ARH qui était entouré de deux médecins, n'a pas plus à tout le monde. Au président de la communauté de communes, par exemple : « En gros, eux c'est des champions du monde et nous, on est des petits joueurs qui n'y connaissons rien. » Du Jean-Louis Fougère dans le texte...

Maintenir et développer le service

Pour contrer « la rapidité et la brutalité des annonces », le comité d'action se réjouit de la réaction des élus, à commencer par celle du maire de Redon et président du conseil d'administration de l'hôpital, Vincent Bourguet. « Il est remonté, comme les autres », lâche Jean-François Guérin.

Plus mesuré dans ses propos, Vincent Bourguet est tout aussi déterminé : « Des points de vue inconciliables se sont opposés. La manière dont les réunions se sont déroulées et se sont conclues a fait penser que la décision de la suppression des lits était déjà prise. » Le maire et le directeur de l'ARH se sont revus tard dans la journée de mercredi (lire O-F du 29 mai). L'ARH laisse à l'hôpital la responsabilité de décider du maintien ou de la fermeture du service de psychiatrie. « Du chantage, selon Jean-François Guérin. D'un côté, on nous propose des centaines de milliers d'euros pour démanteler le service mais zéro pour le conserver ».

Face à l'urgence, l'heure n'est plus aux hésitations. Pour Vincent Bourguet, « le maintien des 25 lits suppose que les deux médecins pressentis persistent dans leur volonté de venir à Redon. Un climat de sérénité retrouvée contribuera sans doute à les raffermir dans leur volonté ». Pour le maire, les liens ne sont pas rompus. Il estime possible « d'améliorer l'existant dans un proche avenir pour un meilleur service des patients et de leurs familles ». Une longueur d'ondes sur laquelle se retrouve les usagers. « Le docteur Abdelmalek a fait un énorme travail pour trouver deux médecins, rappelle Émile Lahaye. Rien n'est perdu pour en trouver d'autres. » Et Jean-François Guérin ajoute : « Nous verrons aussi, le 12 juin lors d'une cellule de veille, les moyens qu'il convient de demander pour la suite ».

« Volonté de Pays pour son hôpital » pour le comité, « travail en commun sans faiblir » pour Vincent Bourguet... Élus, syndicats, professionnels et usagers ont maintenant la même ambition. Sauver la psychiatrie. Et un jour, si d'autres combats se présentent à eux, ils ne perdront pas de temps à se mettre en ordre de marche. Car sur le dossier qui les préoccupe aujourd'hui, c'est là qu'ils ont péché. Mais comme a déjà dit Jean-Louis Fougère sur d'autres sujets : « On ne remettra pas le dentifrice dans le tube ».

Sébastien BRÊTEAU, Ouest-France, 4 juin 2008

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