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Psychiatrie : Conférence des présidents de CME de CHS, ADESM, UNAFAM

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Écrit par Lyon Communiqué   
19-12-2008

Les réponses apportées suite au drame survenu à Grenoble ne répondent pas aux attentes des professionnels de la psychiatrie, des familles et des patients

Le directeur de l’Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH) de la région Rhône Alpes a reçu le lundi 15 décembre une délégation de 12 personnes représentant :
- la conférence des présidents de CME de Centres Hospitaliers Spécialisés de la région Rhône Alpes,
- l’ADESM (Association des Etablissements participant au service public en Santé Mentale),
- et l’UNAFAM (Union nationale des amis et familles de malades et handicapés psychiques

La rencontre a duré près de 2 heures.

Sur le plan national, la délégation a rappelé que les réponses apportées après le drame survenu à Grenoble (suspension brutale et injustifiée du directeur de St Egreve, M. Gellion et discours du Président de la République à l’hôpital d’Anthony le 2 décembre) ne répondaient pas aux attentes et à l’émotion ressentie par l’ensemble des professionnels, des familles et des patients.
Les participants ont rappelé qu'il était « hors de question de réduire les problèmes de la psychiatrie à des questions sécuritaires et d'assimiler maladie mentale et dangerosité ». La délégation a demandé au directeur de l’ARH de transmettre cette réaction à l’échelon national.

Sur le plan régional, la délégation a rappelé les difficultés auxquelles sont confrontés les hôpitaux spécialisés et les services de psychiatrie des hôpitaux généraux :
- demande sociale faite à la psychiatrie de prendre en charge tous les comportements problématiques,
- pénurie des moyens en personnel,
- problèmes de suroccupation des services,
- manque de qualification en psychiatrie de soignants, infirmiers notamment, qui arrivent maintenant dans les services sans connaissances théoriques suffisantes ni expérience préalable de la clinique psychiatrique,
- insuffisance des ressources pour assurer une qualité des locaux d’hospitalisation, conforme aux attentes des familles et des usagers.

Ceci pose problème non seulement dans la qualité des soins dispensés mais aussi dans la contenance de la violence. La situation est aggravée par l’instabilité liée aux mouvements des personnels. Les difficultés se trouvent ainsi augmentées inexorablement avec, dans certaines unités de soins, des situations régulières de tension aux limites du gérable et du supportable pour le personnel comme pour les patients.

L’ARH en réponse « s’est engagée à poursuivre la politique d’accompagnement des établissements pour compléter la formation en psychiatrie des infirmiers et autres professionnels sans expérience et assurer des formations sur la prévention et le traitement des situations de violence ». Mais le problème de la diminution des personnels infirmiers reste entier. Et à cela s’ajoute progressivement celui de la diminution programmée des médecins psychiatres.

Pour ce qui concerne les difficultés financières des établissements, le directeur de l’ARH M. Bonnet, n’a pu que nous répondre « qu’il comprenait nos demandes mais qu’il ne pouvait aller au delà de ce qui avait été attribué comme budget à la région Rhône Alpes ».
Et donc « qu’il ne pouvait qu’accepter notre position que dans ces conditions nous soyons obligés de réduire nos missions ». Ce qui n’est satisfaisant pour personne, ce d’autant que nous n’avons pas plus de réponse quant aux missions qu’il conviendrait de réduire ou de supprimer.

La conférence des présidents de CME de CHS de la région Rhône Alpes, l’ADESM et l’UNAFAM se proposent de continuer à travailler ensemble sur ces questions et de voir quelles conséquences pratiques tirer de cette situation de fait.
L’une des possibilités pourrait être la réduction du nombre de CMP, avec comme conséquence l’acceptation de l’allongement des délais d’attente de consultations.
Et ce, même si la perspective d’une diminution de l’offre de soins est insupportable pour les familles et pour les professionnels de santé, qui ne peuvent que difficilement envisager de laisser sans prise en charge les personnes qui demandent des soins.

Nous nous proposons de solliciter début 2009, une nouvelle rencontre avec M. Bonnet le directeur de l’ARH, afin de lui faire des propositions concernant les missions qu’il ne nous semblera plus possible d’assumer.

Lyon, le 16 décembre 2008

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