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Psychiatrie : Sarkozy veut "sécuriser"

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Écrit par Le Monde   
03-12-2008

Après la mort d'un jeune homme, poignardé il y a trois semaines dans les rues de Grenoble par un malade mental qui s'était échappé d'un service psychiatrique, Nicolas Sarkozy avait promis une "réforme en profondeur" de l'hospitalisation psychiatrique. Mardi 2 décembre, lors de la visite d'un hôpital psychiatrique à Antony, près de Paris, il a dessiné les contours de cette réforme, assurant vouloir trouver "le bon équilibre" entre la réinsertion du patient et la protection de la société, "entre le tout angélique et le tout sécuritaire". "Je ne veux plus de malades mentaux ou comportementaux en prison, je ne veux pas que vous deveniez des prisons, mais je ne veux pas non plus qu'il y ait des gens dangereux dans la rue, a-t-il dit à des infirmières de l'hôpital Erasme. Il va falloir faire évoluer une partie de l'hôpital psychiatrique pour tenir compte de cette trilogie – la prison, la rue, l'hôpital."

Fort de cet objectif et de l'idée que "le drame de Grenoble ne doit pas se reproduire", M. Sarkozy a chargé la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, de préparer une loi sur le placement d'office, qui concerne aujourd'hui 13 % des hospitalisations. Ce texte instaurera une "obligation de soins effective", a précisé Nicolas Sarkozy – "On ne peut pas laisser un patient qui a un besoin manifeste de soins et qui peut refuser de s'y soumettre", a-t-il plaidé.

Quant à la décision d'autoriser un patient hospitalisé d'office à sortir de l'établissement, elle incomberait à l'avenir aux seuls préfets ou à la justice, après avis d'un "collège" composé du médecin traitant, d'un "cadre infirmier" de l'établissement de séjour du malade et d'un psychiatre "qui ne suit pas le patient". "La décision de sortie ne peut pas être prise à la légère", a martelé le chef de l'Etat, suscitant un brouhaha de protestations dans son auditoire, "la décision, ce doit être l'Etat ou, dans certains cas, la justice, pas l'expert".

70 MILLIONS D'EUROS EN PLUS

Le chef de l'Etat n'a pas reparlé de son très controversé projet de fichier des hospitalisations d'office, qu'il avait été contraint de retirer du projet de loi de prévention de la délinquance votée en 2007 lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Tout au plus, a-t-il indiqué, l'Etat s'assurera que les dossiers administratifs des hospitalisés d'office seront "partagés dans tous les départements avec un secret médical respecté de la façon la plus stricte".

Sur le volet financier, le président a promis une enveloppe totale de 70 millions d'euros. 30 millions seront consacrés à la sécurisation des établissements, avec la mise en place d'un plan visant à "mieux contrôler les entrées et les sorties et à prévenir les fugues". "Certains patients hospitalisés sans leur consentement seront équipés d'un dispositif de géolocalisation", a-t-il précisé. Ce budget servira aussi à l'aménagement de 200 nouvelles chambres d'isolement. En plus, quatre unités pour malades difficiles seront créées, pour 40 millions d'euros, a promis le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a prévenu les protestations que son projet risque de susciter : "Des moyens supplémentaires, mais la réforme. Les deux ensembles."

Le Monde 2 décembre 2008

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