S'inscrire gratuitement à la newsletter de la CNI

La newsletter de la CNI Coordination Nationale Infirmière vous informe sur l'actualité professionnelle.


Recevoir du HTML?

Close

Tuerie de Pau : une marche pour Chantal et Lucette

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par La Dépèche   
17-12-2008

Il y a quatre ans, les 2 mères de famille étaient tuées à l'hôpital psychiatrique. 

Mercredi sera célébré, par les familles, l'anniversaire de la mort atroce de Chantal Klimaszewski et Lucette Gariod, l'infirmière et l'aide-soignante sauvagement assassinées à coups de sabre, dans la nuit du 17 au 18 décembre 2004, par Romain Dupuy, à l'hôpital psychiatrique des Pyrénées à Pau. En décembre 2007, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Pau a rendu à son encontre une ordonnance de non-lieu, estimant qu'il n'était pas responsable de ses actes en raison de graves troubles psychologiques. Les juges avaient suivi l'avocat général qui, au terme d'un réquisitoire de plus de trois heures, avait demandé que soit confirmée la décision prononcée une première fois, le 28 août de la même année.

« immolées sur l'autel de la rentabilité »

Survenu après une longue instruction et de multiples expertises psychiatriques, ce non-lieu avait provoqué l'indignation et la révolte des familles des victimes.

« Mercredi, explique Maria Mouledous, la sœur de Chantal Klimaszewski, qui vit dans le département, à Antin, nous nous retrouverons à 20 heures, place de la Libération, devant le palais de justice de Pau, d'où nous entamerons, une fleur à la main, une marche d'un quart d'heure pour rejoindre l'une des salles du complexe de la République où nous nous recueillerons en mémoire de Chantal et de Lucette. Tout le monde est convié à prendre part à ce rassemblement. »

L'an dernier, 150 personnes avaient pris part à cette soirée du souvenir.

Par cette action, les familles des deux victimes veulent également « dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux psychiatriques qui, comme l'ensemble des centres hospitaliers, ne sont considérés que comme des unités de production, alors qu'il faudrait augmenter leur financement pour espérer pouvoir bien prendre en charge les malades et offrir de bonnes conditions de travail au personnel. Chantal et Lucette ont été immolées sur l'autel de la rentabilité ! ».

Pour Maria Moulédous : «Il est aussi indispensable que toute personne ayant commis un crime de sang comparaisse devant les assises, même si le jugement débouche sur un non-lieu ou un acquittement. C'est le seul moyen pour qu'elle soit fichée et c'est important dans le cas d'une récidive. Ces procès permettraient un vrai suivi judiciaire et/ou médical et éviteraient que des êtres potentiellement dangereux se retrouvent complètement libres dans la nature.

La Dépèche 16 décembre 2008  

 

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
:angry::0:confused::cheer:B):evil::silly::dry::lol::kiss::D:pinch:
:(:shock::X:side::):P:unsure::woohoo::huh::whistle:;):s
:!::?::idea::arrow:
 

3.20 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 )
 
< Précédent   Suivant >
Close

Vous consultez les archives du site de la Coordination Nationnale Infirmière. Certaines ressources ne sont peut être pas accessibles.
Veuillez nous excuser des problèmes que vous pourrez rencontrer lors de votre visite.
Nous vous invitons à consulter le site actuel en cliquant sur le lien suivant : http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/